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Baouque

(accent tonique sur le a)

Nom vernaculaire du Brachypode rameux, graminée caractéristique des pelouses steppiques méditerranéennes.

 

Bious

Taureaux.

 

Bragalou ou magalone ( dénomination qui semble assez locale )

Nom vernaculaire de l’Aphyllanthe de Montpellier, très appréciée des brebis.

 

Course libre

Jeu taurin traditionnel, en Camargue et dans les alentours, où les hommes (razeteurs) doivent tenter de décrocher des éléments (glands, cocarde) accrochés aux cornes ou entre les cornes des taureaux. Contrairement à la corrida, ce jeu se pratique sans violence à l’encontre de l’animal.

 

Draille

Chemin de transhumance.

 

Estive

Lieu où le troupeau passe l’été, en montagne, suite à la transhumance.

 

Ferrade

à l’origine, il s’agit du moment où l’on marque les jeunes taureaux (et vaches) au fer rouge. Chaque manadier possède sa propre marque, son propre emblème. Comme la plupart des grand moments qui rythmaient la vie rurale (vendanges, moissons), la ferrade donnait lieu à une fête. Aujourd’hui, si le marquage des taureaux subsiste, de nombreuses ferrades sont organisées en tant que fête à la demande de groupes (comités d’entreprise…). Ces ferrades procurent un revenu notable au manadier.

 

Gardiane

sorte de daube cuisinée à partir de taureau Camargue.

 

Garrigue

végétation formée d’herbes ou d’arbustes bas (comme le thym, le romarin et bien d’autres, pas tous aromatiques) typique des zones calcaires en climat méditerranéen. Cette dénomination, issue du langage courant, regroupe en réalité une diversité de milieux naturels dits ouverts car la végétation y est peu dense, le sol rocailleux souvent visible, et l’ombre rare ! Contrairement aux forêts qualifiées de milieux fermés.

 

Griffe ou griffon

nom local des fontaines de villages.

 

Manade

troupeau de taureaux ou de chevaux camargue, mais aussi, par extension, la propriété agricole dans son ensemble.

 

Manadier

propriétaire de la manade.

 

Migou

(accent tonique sur l’i)

accumulation de crottin de moutons dans la bergerie. Le migou, régulièrement supprimé de la bergerie, servait ensuite à engraisser les cultures (notamment la vigne), il était même vendu à cet effet.

 

Milieu ouvert - milieu fermé

voir garrigue.

 

Oppidum

village fortifié bâti sur les hauteurs, de l’âge du cuivre jusqu’à la colonisation romaine (à vérifier)

 

Parcours

dans le langage du pastoralisme, il s’agit tout simplement des lieux de pâture, que les moutons parcourent tout en broutant.

 

Pelouse sèche ou pelouse steppique méditerranéenne

type de végétation composée essentiellement de Brachypode rameux et qui constitue l’essentiel des parcours à moutons en garrigue. Les pelouses steppiques sont également composées de nombreuses plantes bulbeuses (nombreuses orchidées, narcisse à feuille de joncs, narcisse douteux, ail rose) ou à rhizomes (Iris nain) dont les floraisons printanières multicolores contrastent avec le jaune desséché qui s’installe dès la fin juin en raison de la sècheresse. Ces milieux naturels hébergent aussi une faune (nombreux insectes, oiseaux) tout à fait caractéristique.


Refus

plantes refusés par un animal herbivore en raison de sa toxicité, de son manque d’appétence, de sa faible digestibilité, de son caractère épineux. Les moutons, les vaches, les chevaux, les chèvres n’ont pas la même alimentation, leurs refus diffèrent. Pour le mouton : le genêt scorpion et la plupart des épineux, les euphorbes,  le chêne kermès (exceptées les jeunes pousses),  le buis (exceptées les jeunes pousses)  sont des refus. Dans un parcours pâturé régulièrement, les refus deviennent de plus en plus nombreux tandis que les plantes consommées s’amenuisent d’années en années. Le berger doit entretenir la pâture, généralement par le feu

 

Taureau Camargue

nom de la race camarguaise ; on peut aussi parler de Taureau de Camargue.


Transhumance

déplacement du troupeau vers les zones de montagne (Causses, Cévennes) où la nourriture, en été, est bien plus abondante que dans les garrigues. Les gros troupeaux devaient nécessairement transhumer, les petits (100-150 têtes) pouvaient trouver de quoi se nourrir sur place sans avoir à transhumer.

 

« S’emparadiser l’âme »

expression imagée employé dans le roman Becagrun pour évoquer l’effet enchanteur et contemplatif que pouvaient susciter les paysages de garrigue.

 

« Manger la vigne »

il s’agit en réalité de manger dans la vigne, manger les herbes qui poussent entre les rangs de vignes, Cette pratique avait lieu en automne-hiver, après la chute des feuilles, pour éviter que les troupeaux ne mangent réellement la vigne, ce qui aurait créé des dégâts !

 

« Se faire le ventre »

bien se nourrir et prendre du poids, du moins pour les brebis !